Vive l’été, vive les vacances

SAFFIR, galerie nomade, Marseille

Exposition collective
24.06.10 -10.07.10
Fanette Chavent, Javiera Tejerina-Risso, Aleksandra Czuja, Caroline Hanny.

et individuelle
12.07.10 – 24.07.10

Plus d’informations sur
• http://saffirgalerienomade.blogspot.com/
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La plage

Série de dessins.
feutres fluos, crayons de couleurs.

 

Une apparente tranquillité
Mer calme, plage sous un soleil au zénith, petite brise marine qui appelle au 
bien être du corps et qui laisse l’esprit vagabonder où bon lui semble….
Dans sa vision générale, « la plage » c’est la liberté, l’enfance retrouvée, le 
rapport à la nature des hommes, des femmes et des enfants dans un envi-
ronnement intact, conversations chuchotées, rires et cris mélangés à la douce 
musique des vagues ….
Mais en y regardant de plus près, on pénètre dans la noire forêt de la nature 
humaine : surprise, stupéfaction, horreur, dégoût !
La violence faite aux corps et à l’innocence s’expose aux yeux de tous, expulse 
de nos subconscients la bestialité qui nous habite, flash introspectif et surex-
position de la complexité des pulsions, refoulements, perversité et cruauté 
ancestrale.

DETOURNER LE REGARD, NE PAS VOIR, NE PAS DIRE

L’indifférence aussi, presque plus brutale que les actes eux même !
La peau est d»une teinte fluorescente identique pour tous, comme pour mieux 
garantir l’anonymat des visages sans trait, ni expression, laissant aux gestes 
suggérés la mise en scène de tableaux vibrants dans un décor lumineux et figé.
Les personnages sont positionnés dans un espace intime, défiant la promiscuité 
: il n’y a pas de solidarité visible entre les groupes, ni d’intervention individuelle 
ou collective susceptibles de briser leur isolement.
Une société civile où tout semble possible, où plus rien ne serait répréhensible, 
le summum de l’aliénation de l’homme par l’homme, la rupture totale des 
communautés : famille, couple, parents….
Sous l’apparente tranquillité d’une plage d’été, s’amorcent une imperceptible 
mutation, un dérapage organisé des schémas conscients et inconscients, le 
devenir d’un monde qui perd peu à peu ses connexions au bonheur et à la 
beauté.

Mary PORRO ©

Marseille le 27 Août 2010